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Women Crush Wednesday: Cissy, la princesse des sets Montréalais

Cissy est derrière les platines du Ping-Pong Club, ceux du Ti-Agrikol et même des fameuses Moonshine, soirées éphémères et secrètes, qui se donnent une fois par mois à Montréal. Du haut de ses 26 ans c’est aussi une jeune entrepreneuse qui a créé sa propre marque de boisson naturelle.

C’est le genre de femme que l’on a envie de mettre à l’honneur et dont on a envie de s’entourer. Une jolie jeune femme, élancée, au visage angélique et qui dégage un charisme de femme fatale. Impossible de rester de marbre. On a tout de suite envie de savoir qui elle est. Rencontre.

-Quel est ton vrai nom? 
Mon nom est Arielle Cissy Loé. J’ai 26 ans et je vis à Montréal depuis l’âge de 2 ans. J’ai grandi dans Ville Mont-Royal et Ahuntsic, mais j’ai passé la plupart de ma vie d’adulte dans le Plateau et le Mile End. Mon parcours éducatif s’est fait en art de la scène et en cinéma jusqu’à tout récemment.

Une Arielle Hypster :p

-D’où viens-tu?
Je suis née au Cameroun en 1991 à Yaoundé. Je n’ai pas beaucoup de souvenir de mon enfance au Cameroun, mais je prévois d’y retourner bientôt. Tout ce que je connais comme étant la maison, c’est Montreal… pour l’instant.

-Tu es entrepreneuse c’est ça?
J’ai commencé un projet de commercialisation d’une boisson naturelle d’origine africaine nommée « Cure de Jouvence Cissy« . Elle est à base de gingembre, d’ananas et de citron, 100% naturelle, rafraîchissante, épicée et qui aide à la digestion.

-Le reste de ton temps c’est pour la musique? 
Entre temps oui, je mixe dans des soirées et quelques bars de la ville. La musique est une passion pour moi c’est surtout une forme de thérapie. Sans la musique, je serait probablement une personne aigrie et désagréable.

-Depuis combien de temps tu fais du son?
J’ai commencé à mixer à l’âge de 22 ans. Ce sont les copains de ma meilleure amie qui nous ont appris à toutes les deux.

-Qui t’as transmis cette passion?
La musique a toujours eu une place importante dans notre maison. Mes grandes sœurs écoutaient du hip hop à longueur de journée, elles avaient tous les derniers albums des derniers hits du genre. Mon plus vieux frère faisait de la musique lui aussi car il rappait. Il a aussi influencé mes goûts musicaux. Sans oublier que nous écoutions aussi beaucoup de musique africaine plus particulièrement les sons dansants de la Côte d’Ivoire et de la République démocratique du Congo

-Le rythme et la danse sont donc importants pour toi?
J’ai aussi fait partie d’une troupe de danse à Urban Element toute mon adolescence. C’est de la que viennent ma discipline et mon rythme. Lorsque je fais de la recherche musicale pour mes sets, c’est important qu’il y ait un rythme quelconque qui fait danser.
-Qui sont tes sources d’inspirations?
Lorsque j’étais plus jeune, je n’écoutais que de la musique à essence noire si je peux me permettre de l’exprimer de cette manière. Je parle de Hip hop, Soul, Rnb, Gospel, Reggae, Soca, Ragga muffin, Rap français mais surtout Rap américain, que ce soit la côte est ou ouest, dirty south, bangers du moment. Sans oublier la musique camerounaise, congolaise et ivoirienne.
 
-Comment en es-tu venu à la musique électronique?

C’est en secondaire 4 que je découvre la musique électronique en étudiant pour un examen de mathématique 436. J’avais de la difficulté à me concentrer et la musique classique n’était pas trop mon truc. J’avais l’habitude de télécharger de la musique sur toutes sortes de software et c’est ainsi que je suis tombée sur ce mix d’une heure avec un son techno et des mélodies chantées par des voix aiguës.

 

-Qu’est ce qui t’as donné envie de mixer?
Je crois que j’ai commencé à admirer la pratique du mixage lorsque le site SoundCloud est sorti. J’avais 19 ans. À l’époque il n’y avait qu’un autre site de référence pour les sons électro-underground. Je suis donc tombée sur des mix’s et émissions de radios comme celui de « Diplo and Friends » que j’ai vénéré et admiré pendant plusieurs années. 

-Comment as-tu commencer à mixer?
J’ai commencé ma carrière de DJ au bas de la chaîne. C’est à dire comme groupie a l’âge de 18 ans. J’ai commencé à mixer avec ma meilleure amie au Bluedog Motel. On avait une soirée par mois qui s’appelait Sex Music. On collaborait principalement avec notre ami Montrilla qui nous en a appris beaucoup. Il m’a surtout montrer comment balancer la musique urbaine et électronique. 

-Comment tu te sens lorsque tu es derrière les platines?
Avant mes sets, je suis toujours tellement stressée, c’est à se demander si j’aime vraiment faire ça. Par contre, lorsque je commence à sentir une réponse de mon public, je deviens plus confiante et ça me donne plus d’énergie. Pour moi, jouer de la musique, c’est comme avoir une conversation avec des gens. Une conversation musicale basée sur leur appréciation et traduite dans leur langage corporel.

-A part mixer qu’est ce qui te fais plaisir dans la vie?
Passer de bons moments en famille ou entre amis. M’entrainer. Un bon repas, un bon beat, un bon party. Une bonne blague. Manger du chocolat.

-Où on peut t’écouter? 
Tous les jeudis au Ping Pong Club
Tous les premiers vendredis du mois au Ti-Agrikol
Bientôt au Furco et peut-être à l’Apt. 200

-Quels sont tes projets à venir? 
Pour l’instant, je prend les choses comme elles viennent parce que je suis aussi impliquée dans Mon projet de boisson.

A découvrir ici: https://soundcloud.com/arielle-cissy-lo

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Rachel Otnip
Rachel Otnip c'est une vagabonde qui oscille entre l'Europe et l'Amérique du Nord. Passionnée par l'écriture, les voyages et les êtres humains, elle aime partager ses nouvelles découvertes artistiques. Effectuant sa crise de la trentaine, elle tient également une chronique dans laquelle elle vous fera rire, sourire et peut-être même réfléchir dans Fucking 30's.