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Zach Zoya, le futur Drake vient de Montréal – ENTREVUE

Une voix suave à la rnb, un flow de musique tantôt rap, tantôt trap, du haut de ses 19 ans, Zach Zoya a un style bien assumé. Repéré par les plus grands de la scène rap montréalaise, il est le nouvel espoir du label les Disques 7ème ciel et le petit protégé du rappeur et producteur Steve Jolin.

Le jeune prodige, qui a des origines sud-africaines par son père, vient de sortir un nouveau clip; Who Dat:

Le clip, hauts en couleur et dynamique avec des personnages très singuliers a été réalisé par le québécois Vincent Ruel-Coté. On y voit Zach Zoya évoluer dans différents endroits: concerts, rues, parkings, studio et toujours avec ses compères qui vivotent autour de lui, telle une « gang » bien soudée.

C’est son deuxième clip, le premier est celui de son premier single Superficial, une petite perle musicale sortie en décembre de l’année dernière:

ZACH ZOYA – ENTREVUE

 

-Mais who’s Zach Zoya ? D’où viens-tu?
Je viens de Rouyn-Noranda (dans l’Abitibi-Témiscamingue) et je réside présentement à Montréal.

-Zach Zoya est ton nom de scène?
Oui Zach Zoya est mon nom de scène. Mon vrai nom de famille est Gxoyiya. Étant donné que personne ne sait comment le prononcer, j’ai simplifié et c’est devenu Zoya. (Son prénom est Zacharia)

-Depuis quand as-tu commencé la musique?
La musique à toujours été très présente dans ma vie mais je dirais que je me suis mis à l’écriture plus sérieusement vers 15 ans.

-Quelles sont tes influences?
Kendrick lamar, Drake, Isaiah Rashad, Joey Bada$$ et j’en passe.

-Où trouves-tu l’inspiration?
Majoritairement, je me fis à la mélodie du beat sur lequel j’écris. J’écoute le vybe du track et je laisse mon imagination faire le reste.

-Quel était ton premier concert?
Ca s’appelait le Summer Love, un festival en région.

-En décembre, tu as fait les premières parties des rappeurs français Bigflo et Oli, au Québec, c’était comment?
J’aurais pas pu demander mieux pour une première tournée. Bigflo et Oli sont super chill à la base donc ça ma tout de suite mis confortable. Leur public est à leur image donc deux fois mieux!

-Tu as aussi fait la première partie de Craig David, alors?
C’est définitivement l’un de mes plus gros gig jusqu’à date mais je suis rarement nerveux à l’avance.

-Tu es programmé pour le FEQ (Festival d’Été de Québec), on dirait que tout s’enchaîne pour toi, quel serait ton but ultime? 

Effectivement!!! Les choses bougent vite!! J’ai pas vraiment de but final, je sais que je j’aimerais laisser une marque dans l’Histoire de la musique mais chaque chose en son temps!

-Est-ce que cela t’offenses si je t’appelle le futur Drake?

Pas du tout! C’est un immense compliment, Drake est l’une de mes plus grandes inspirations.

-Quels sont tes futurs projets?
Je n’ai pas encore de date pour un projet complet. Je viens tout juste de sortir un nouveau single qui s’appelle « who dat » (le clip est juste au-dessus).

Zach Zoya sera en concert ce soir, au club Soda à Montréal. Il fera la première partie du rappeur québécois Loud ainsi le 31 mars à Saint-Jérôme:
El Bougo, l’arme secrète de Zach Zoya est française.
                                                                                                        Crédit Photo: Mathieu Chbk
On tenait aussi à vous parler de l’arme secrète, le DJ et beatmaker, de Zach Zoya. Son nom? El Bougo. Pourquoi en parler? Car il faut savoir aussi reconnaître le travail de ceux qui se trouvent derrière les platines.
El Bougo, ou Prince Bougo (sur Instagram), nous vient de Paris, du 20ème arrondissement exactement. En même temps, il suffit d’être assez observateur pour remarquer qu’il vient de Paris, il ne sort jamais sans son jogging de l’équipe du PSG ou sa veste de son équipe de coeur. Mais sa première passion reste la musique. Présentation:

-Depuis combien de temps es-tu beatmaker?
Ça fait un moment, je pense que j’ai commencé au lycée.

-Comment c’est venu?
J’ai toujours aimé la musique. Mes parents m’ont éduqué avec. Mon père est une encyclopédie et ma mère aime la danse. On aime beaucoup écouter les versions instrumentales des sons qu’on a aimé pour « rentrer » dans le son. Un jour j’ai voulu voir si je pouvais rentrer dans mon propre son et voila.

-Qui sont tes sources d’inspirations?
Ouuuuuh j’en ai plein. Ça peut-être Michael Jackson, Dr.dre, 2pac, Daft Punk, Artful Dodger avec Craig David ou encore Jean-Jacques Goldman.
En grandissant tu vois que tout peut-être une source d’inspiration.

-Depuis combien de temps es-tu à Montréal?
Presque deux ans.

-Et tu as déjà rencontré Zach Zoya. Comment cela s’est fait?
J’ai rencontré Zach avec ses « frères », James et Juliano, par le biais de mon gars Hamadou (shout out au H) il m’a dit : «Bougo je t’ai pas dis ?! Y’a des petits a deux rues de chez toi qui rap sale !! Viens faire écouter tes productions, ils vont câbler!». Je suis arrivé chez eux, j’ai mis une prod. Ils ont commencé a freestyler et ça a a duré toute la soirée, j’ai mis tout ce que je pouvais (rigole t-il).

-Quelle a été ta première collaboration avec lui?
Nos premières collaborations niveau son vont arriver si Dieu le veut. Sinon je suis son DJ pour le moment.

-Vous avez fait les premières parties de Bigflo et Oli au Canada. Comment tu as vécu ça?
Oui on a fait quatre dates. C’était lourd, avec Zach et James on a surkiffé. C’était une grosse expérience, le FEU! C’était ma première tournée et j’avais envie de bien faire. J’appréhendais, mais quand j’ai mis le pied sur scène je me suis senti comme dans une arène où il ne fallait pas se rater. On part avec des bons souvenirs. Shout out à Bigflo et Oli.

-Quels sont les projets à venir?
Pour l’instant on a des projets ensemble avec Zach, c’est chaud ce qu’il se passe au studio. On a plusieurs dates qui arrivent ensemble et je travaille aussi sur des nouveaux beats personnellement.

                                                                                                                                                      Crédit Photo: Mathieu Chbk

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Rachel Otnip
Rachel Otnip c'est une vagabonde qui oscille entre l'Europe et l'Amérique du Nord. Passionnée par l'écriture, les voyages et les êtres humains, elle aime partager ses nouvelles découvertes artistiques. Effectuant sa crise de la trentaine, elle tient également une chronique dans laquelle elle vous fera rire, sourire et peut-être même réfléchir dans Fucking 30's.