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3, 2, 1…Vivement le 0.

J’ai l’impression que l’année 2016 a duré plus longtemps que 365 jours. Autant sur le plan personnel que social, politique ou artistique, 2016 a eu sa part de rebondissements et de surprises, toutes aussi choquants les uns que les autres. C’est bon, 2016, tu as bien rempli ton quota, t’en as même un peu volé à 2017. Tu nous en as fait voir de toutes les couleurs, créant un arc-en-ciel aux après-goûts doux-amers. En voici un aperçu.

Cette année, on a vécu la montée du terrorisme, un des phénomènes les plus marquants de ce jeune siècle. Tous les attentats et attaques de nature dite terroriste ont tous eu un lien ou un autre avec ces vilains Musulmans, cette toute nouvelle sorte d’antagoniste, gracieuseté de ces fameux médias et de leur indéniable sélection médiatique.

 

On a récemment connu Alep, un événement tristement associé aux grands génocides du 20e siècle. Cependant, pour la première fois dans l’Histoire de l’humanité, ces horreurs sont surveillées par des millions de spectateurs sur les réseaux sociaux.

 

On a été témoins de Brexit. Encore une fois, pour la première fois EVER, le Royaume-Uni vote sa propre exclusion de l’Union européenne, laissant derrière soi un monde choqué et confus.
 
On a aussi partagé le même effroi et une violente surprise face à l’élection du seul et unique (espérons-le) Donald Trump. Pardon, je me corrige: President Trump, leader of the free world. Ça fait encore plus mal en anglais, avec la mention du monde libre. Vivre l’ironie.
 
Sur une note plus positive, on a regardé de près un des plus beaux mouvements de solidarité sociale, Black Lives Matter, un mouvement qui nous a rendus nostalgiques, nous rappelant la force de l’union qui a, auparavant, caractérisé le mouvement féministe ou celui du printemps arabe.

 

Parlant de solidarité, le Québec a, lui aussi, vécu ses moments d’altruisme et de respect, notamment avec l’affaire Mike Ward VS Jérémy Gabriel et l’affaire Safia Nolin. Jamais je n’oublierai mon émoi, face au podium du Gala des Olivier, sur lequel des dizaines d’humoristes se sont élevés dans le but de défendre la beauté et la nécessité de la liberté d’expression. Dans cette même optique, ce fut le même sentiment qui nous a habités, lorsque des milliers de cybernautes ont défendu l’honneur de Safia Nolin, après qu’elle ait osé (!) porter des jeans à une soirée de mérites artistiques.

 

Toujours au Canada, nous avons vu le premier homme politique de l’Histoire du Canada et de l’Amérique de Nord participer au Défilé de la fierté gaie. Eh oui, il s’agit ici de Justin Trudeau, notre propre premier ministre. On est adorables, dans ce pays!

 

Coté local, on a vu la naissance du 1er festival d’humour indépendant: Dr Mobilo Aquafest. Produit par Adib Alkhalidey, Virginie Fortin, Sexe Illégal et Guillaume Wagner, Dr Mobilo a connu tout un succès en 2016 et nous revient, en force, en mars 2017. Des spectacles à ne pas manquer!

 

En divertissement, on a eu droit à de petits plaisirs de la vie, à de vrais bijoux: la sixième saison de Game of Thrones, une histoire qui, pour la première fois de tous les temps, se fait rédiger et diffuser simultanément; le retour de Gilmore Girls, phénomène télévisuel formidable qui, sous la direction des génies de l’empire Netflix, traverse le temps et l’espace, en réunissant plusieurs générations; l’Oscar de DiCaprio, prix plus que bien mérité; l’événement artistique de Beyoncé, Lemonade et le prix Nobel de Bob Dylan (qui n’était même pas présent pour recevoir son prix!).

 

Finalement, 2016, tu nous as martelés de décès cette année, tu nous as retiré des talents incroyables, de grands orateurs, des personnalités inoubliables. Et pour ça, 2016, on ne t’oubliera jamais. Loin d’être une dernière pensée pour eux, ayons néanmoins une pensée pour ces êtres formidables qui nous ont quittés: David Bowie, Alan Rickman, Fidel Castro, Prince, Muhammad Ali, Gene Wilder, Leonard Cohan, René Angélil, George Michael, Carrie Fisher et bien plus encore. RIP.

 

2016, tu nous as épuisés, vidés, choqués. Mais tu nous as pas brisés.

 

Avec l’accueil des réfugiés syriens, la solidarité de Black Lives Matter, les nouvelles problématiques autour de la représentation culturelle en arts et à la télévision, la prise de conscience concernant l’environnement et la nature,  les dénonciations et débats sociaux autour de la culture du viol, une chose demeure constante: notre acharnement à voir les belles choses de la vie et à continuer à défendre le bon et l’amour – on n’est clairement pas encore brisés. On est inspirés, éveillés, on est Amour.

 

2017, on t’attend. Enfin, on peut tous respirer et recommencer à zéro.

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